De vieilles blessures non traitées peuvent resurgir n’importe quand

Pour une grande majorité de personnes qui subissent des blessures physiques en pratiquant un sport, pouvant aller de l’entorse ligamentaire à la déchirure musculaire, on croit souvent que le temps arrange les choses. Cependant, en ce qui concerne les blessures sportives, le fait d’attendre un certain temps durant lequel les symptômes s’atténuent ne signifie pas pour autant une guérison et les chances de voir réapparaître cette blessure que l’on croyait disparue existent toujours.

Pour mieux analyser ce phénomène, il faut d’abord comprendre certains principes physiologiques. Au moment d’une blessure, la zone affectée vient de subir une agression de certains tissus tels que les muscles, les ligaments, des cartilages ou de la peau. Les lésions à ces tissus blessés amènent, après la douleur, une réaction dite inflammatoire. On peut souvent voir, entres autres, près du site de la blessure, soit une décoloration, une déformation ou une enflure.  Selon la gravité de la blessure ces signes peuvent être plus ou moins apparents. Par contre, il ne faut pas se fier à l’importance de ces signes pour conclure la gravité de la blessure. Il en va de même pour la douleur, qui n’est pas nécessairement représentative de la sévérité de la blessure.

Ces signaux d’alarme – douleur et inflammation – font réagir l’individu et souvent l’amène à arrêter de pratiquer son sport afin de limiter les dommages. Avec un peu de temps et de repos, selon le type de blessure, l’individu remarque souvent une diminution importante des symptômes, lui faisant croire qu’il est rétabli de sa blessure.

En fait, le temps permet au corps humain de s’organiser en favorisant une cicatrisation des tissus blessés. Du point de vue physiologique, on ne parle pas de guérison mais bien de cicatrisation. Cela veut dire que tout tissu humain, à part le tissu osseux, une fois blessé se modifiera par un tissu de remplacement. Il est donc fréquent de retrouver, au niveau de la zone affectée, des éléments de raideur, de faiblesse, de relâchement ou d’instabilité à des degrés divers même si la douleur et les signes inflammatoires sont souvent beaucoup moins apparents. Cette fausse impression de guérison nous prédispose à une rechute et à une autre blessure.

Il est donc important de vérifier si on a une récupération maximale en s’assurant d’un minimum de séquelles aux tissus et aux zones atteintes afin de permettre un retour à la pratique sportive sans crainte de récidive.