Les blessures de surentraînement

Pourquoi la modération a bien meilleur goût

En anglais, il existe l’expression « No pain, no gain » voulant qu’il n’y ait pas de progrès sans douleur. Quand on parle du corps humain, l'inconfort est acceptable, mais la douleur ne l’est pas. En fait, il existe un seuil de tolérance à la douleur qui est unique à chaque individu.

Il est important de comprendre et de respecter cette limite. Lorsque le corps est poussé au-delà de ce « point de rupture », des blessures et des dommages à long terme peuvent en résulter. D'un autre côté, une bonne approche envers l’exercice, la nutrition et le repos peut, en fait, accroître cette limite à tout âge. Lorsque vous faites de l’exercice de façon graduelle et progressive sous la supervision d'un physiothérapeute, le corps devient plus fort et on évite des blessures.

Le syndrome du surentraînement survient quand un individu participe à de nouvelles activités auxquelles son corps n’est pas habitué. Il se produit également quand la personne fait les mêmes gestes pendant une période de temps prolongée ou en l'absence de routines d’échauffement et d'étirements. Parfois, c’est une zone spécifique du corps qui fait mal et la personne remarquera une déficience en matière de mouvement, de coordination et de performance. Les athlètes souffrant de blessures de surentraînement peuvent ressentir de la fatigue, des perturbations dans leurs habitudes de sommeil et un manque d'appétit dans les cas graves.


L’arsenal physiothérapeutique

Si on n’y voit pas, le surentraînement peut résulter en une douleur et une invalidité à long terme. La physiothérapie peut faire une énorme différence dans la prévention du surentraînement. Une variété de techniques de physiothérapie peut être utilisée pour évaluer, prévenir et traiter les blessures de surentraînement. Celles-ci incluent :

Le massage thérapeutique – La détente des tissus mous et une circulation sanguine accrue dans les zones touchées sont un excellent moyen de soulager la douleur et l'inflammation associées au surentraînement.

Le Pilates clinique – Les programmes d'exercices spécialisés de Pilates clinique contribuent à améliorer la flexibilité et à accroître la force du tronc et du plancher pelvien.

La thérapie aquatique – La flottabilité de l'eau offre un soutien doux permettant aux patients d'effectuer des mouvements qui pourraient ne pas être possibles autrement. L'effet apaisant de l'eau permet au corps de gagner en force, en coordination et en flexibilité d'une manière graduelle.

L’utilisation d’aiguilles sous le derme – Semblable à l'acupuncture, l’utilisation d’aiguilles sous le derme vise à libérer les tensions musculaires, soulager la douleur et stimuler les capacités de guérison naturelles du corps.

Les manipulations et mobilisations manuelles – Au moyen d’une combinaison de techniques actives et passives spécialisées pour faciliter le mouvement entre les articulations, un physiothérapeute peut augmenter la mobilité articulaire et faciliter un retour à la pleine fonction.


En faire moins que trop

Les blessures de surentraînement peuvent survenir soudainement ou se développer au fil du temps. En prenant les précautions nécessaires et avec la supervision d'un physiothérapeute, vous pouvez profiter d'un mode de vie actif sans douleur ni inconfort. Les petites choses font une grande différence dans la prévention du syndrome de surentraînement.

Il existe des moyens simples pour prévenir le surentraînement, notamment faire des exercices graduels de façon progressive, porter des chaussures appropriées et faire des échauffements et étirements adéquats. Un physiothérapeute vous apprendra à utiliser la bonne technique, l'amplitude de mouvements et la respiration quand vous faites de l’exercice.

Le thérapeute élaborera également un programme d’entraînement dont le degré d'intensité et de fréquence est approprié. Le but est de vous encourager à vous surpasser, sans vous accabler. Tout en demeurant sous le « seuil » de vos limites, attendez-vous à des améliorations significatives de la force, la flexibilité et la mobilité sur une période de temps.

Si vous ou quelqu'un que vous connaissez avez éprouvé des douleurs ou de l'inconfort après avoir fait de la natation, du cyclisme, de la course ou toute activité, appelez-nous. Nous rechercherons des signes de surentraînement et prendrons des mesures en conséquence. Nous nous engageons à vous aider à vivre une vie saine et heureuse. Nous nous assurerons que vous n’en faites pas trop et vous apprendrons comment faire des efforts physiques intelligemment et non pas seulement de grands efforts. Car parfois, il vaut mieux en faire moins que trop.