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« J’ai mal à la laine! »

Quel joueur de hockey professionnel ou amateur ne s’est jamais blessé à l’aine? On rapporte en effet que 10% de toutes les blessures au hockey sont reliées à cette partie du corps. (Johnson, 1997; Gilmore, 1998). Ceci est dû au fait que les muscles adducteurs à l’intérieur de la cuisse sont fortement recrutés lors de chaque coup de patin. En effet, l’action musculaire des adducteurs consiste à rapprocher la cuisse vers le corps et à contrôler le mouvement d’écartement de la cuisse par rapport au centre du corps. Une blessure à l’aine est en fait un étirement ou une déchirure des fibres musculaires selon la sévérité de celle-ci. Parfois c’est le tendon qui est atteint au niveau de son insertion sur l’os dans la région pubienne. Au hockey l’élongation ou la déchirure partielle des muscles adducteurs peut survenir suite à un manque de flexibilité, une sur-utilisation, un échauffement inadéquat, une chute ou encore, lors d’un impact avec un autre joueur.

Afin de prévenir ce genre de blessure, voici quelques conseils pratiques :

  • Bien s’échauffer avant de jouer : s’activer graduellement c’est-à-dire en effectuant des tours de patinoire en augmentant progressivement l’intensité du coup de patin, faire des étirements dynamiques et balistiques de courte durée.
  • Travailler la flexibilité des adducteurs, des quadriceps, des ischio-jambiers et des fléchisseurs de la hanche. Il est à noter que les exercices de souplesse musculaire doivent être faits assidûment après la séance d’entraînement.
  • Mettre l’accent sur le renforcement de ce groupe musculaire lors des entraînements en salle. Par exemple, vous pouvez effectuer des exercices tels que les fentes latérales et les squats sur une jambe sur une planche d’équilibre.

Malgré toutes ces mesures préventives, si une blessure à l’aine survient, il est important de consulter un physiothérapeute qui saura vous conseiller.

Bon entraînement!

Maude Heppell pht et Ariane Fafard pht, clinique du centreville